Tortue grecque : entretien, alimentation et santé
Testudo graeca, tortue terrestre
Aussi appelée tortue mauresque.
Mis à jour le , d’après les sources citées en fin de page.
La tortue grecque, ou tortue mauresque, mesure en moyenne 11 à 21 cm et pèse 0,3 à 2,1 kg selon la sous-espèce et le sexe. Elle vit 40 à 100 ans, parfois davantage. Herbivore, elle a besoin d’un enclos extérieur sec d’au moins 20 m². Les tortues grecques de Turquie et des Balkans hibernent ; celles de Tunisie, de Libye ou du sud de la Turquie passent l’hiver au chaud.
La tortue grecque en bref
- Taille adulte (carapace)
- 11 à 21 cmMoyennes selon la sous-espèce et le sexe ; record 39 cm
- Poids adulte
- 0,3 à 2,1 kgSelon la sous-espèce et le sexe
- Espérance de vie
- 40 à 100 ansRecords rapportés de 127 à 148 ans en captivité
- Alimentation
- Herbivore
- Hibernation
- Selon la sous-espèce et l’origine
- Installation
- Enclos extérieur
La liste complète du matériel pour une tortue grecque
Comment reconnaître une tortue grecque ?
Une tortue grecque adulte mesure en moyenne 11 à 21 cm de carapace et pèse 0,3 à 2,1 kg selon la sous-espèce et le sexe. Elle se reconnaît à un petit éperon corné sur chaque cuisse, de part et d’autre de la queue, et à l’absence d’ergot au bout de celle-ci.
Taille et poids selon la sous-espèce
Son gabarit varie beaucoup selon la sous-espèce, dont la classification reste discutée. Voici les moyennes publiées :
| Sous-espèce | Carapace adulte (moyenne) | Poids adulte (moyenne) |
|---|---|---|
| ibera (Balkans, Turquie, Caucase), mesurée dans le nord de la Grèce | Mâle 18 à 19 cm, femelle 19,5 à 21,5 cm | Mâle 1,2 à 1,6 kg, femelle 1,6 à 2,1 kg |
| graeca et marokkensis (Maroc) | Mâle 14 cm, femelle 17 à 18 cm | Mâle 0,44 kg, femelle 0,63 kg |
| whitei (Espagne, nord-est du Maroc, ouest de l’Algérie) | Mâle 11,3 cm, femelle 13,4 cm | Mâle 0,33 à 0,56 kg, femelle 0,57 à 0,89 kg |
| nabeulensis (Tunisie, nord-est de l’Algérie) | Mâle 11 à 14 cm, femelle 12 à 15 cm | Mâle 0,28 à 0,61 kg, femelle 0,39 à 0,89 kg |
Depuis 2020, la forme d’Espagne, longtemps appelée graeca, se nomme whitei ; graeca désigne celle du sud-ouest du Maroc. La liste de référence de l’UICN (2025) reconnaît 11 sous-espèces. Les records vont d’environ 15 cm pour la forme de Tripolitaine, en Libye, à 31,5 cm pour une femelle et 38,9 cm pour un mâle d’ibera, ce dernier en Bulgarie. Sur plus de 1 100 tortues bulgares mesurées récemment, aucune ne dépassait pourtant 26 cm.
Mâle ou femelle ?
La femelle est en général plus grande et plus lourde, mais chez les formes de l’est, les mâles l’égalent ou la dépassent dans près d’un tiers des populations étudiées. Le mâle a une queue plus longue et plus large, un plastron (dessous de la carapace) plus court et creusé, et une écaille au-dessus de la queue plus bombée, recourbée vers le bas. Chez certaines sous-espèces, dont ibera, le bord arrière de sa carapace s’évase en jupe.
Différence entre tortue grecque et tortue d’Hermann
- Cuisses : un éperon corné de chaque côté de la queue chez la grecque, aucun chez l’Hermann. Près d’une tortue grecque sur quatre de la vallée du Souss, au Maroc, en est pourtant dépourvue.
- Queue : pas d’ergot corné au bout chez la grecque, un ergot bien visible chez l’Hermann.
- Écaille supracaudale, au-dessus de la queue : d’une seule pièce chez la grecque, le plus souvent divisée en deux chez l’Hermann.
Aucun critère ne suffit seul : comparez avec la fiche d’entretien de la tortue d’Hermann.
Combien de temps vit une tortue grecque ?
Une tortue grecque vit 40 à 100 ans, parfois davantage : les records rapportés en captivité atteignent 127 à 148 ans. Dans la nature, plus de 90 % des adultes survivent d’une année sur l’autre, et des tortues de plus de 55 ans ont été observées chez la sous-espèce ibera.
En Espagne et en Afrique du Nord, elle devient adulte vers 6 à 8 ans pour les mâles et 8 à 10 ans pour les femelles, et sa croissance ralentit vers 13 à 14 cm, à 10 ou 11 ans ; dans le Caucase russe, elle n’est adulte qu’entre 12 et 14 ans. Elle risque fort de vous survivre : lisez que faire d’une tortue héritée, ou que faire d’une tortue sans papiers si la vôtre n’en a pas.
Classée vulnérable par l’UICN (évaluation de 1996, à actualiser), elle a été prélevée en masse : plus de 300 000 tortues par an quittaient l’Afrique du Nord pour l’Europe dans les années 1950 et 1960. Ne la relâchez jamais. Sa détention se déclare en préfecture avant son arrivée, dès la première tortue. Pour en adopter une, parcourez les annonces de tortues grecques : en ligne, entre particuliers, seul le don est permis, et chaque tortue proposée doit être pucée et accompagnée de son certificat intracommunautaire (CIC).
Que mange la tortue grecque ?
La tortue grecque est herbivore : plus de 70 % de sa ration doit venir de plantes sauvages fraîches, feuilles et fleurs, comme le pissenlit, le trèfle, le plantain, la luzerne ou le laiteron, avec du foin pour les fibres. Jamais de viande ni d’aliment riche en protéines ou en graisses : ils abîment ses reins et font grandir les jeunes trop vite.
Que mange-t-elle dans la nature ?
Au Maroc, on retrouve 34 plantes dans ses crottes, mais elle se nourrit surtout de cinq : astragale, liondent, lotier, mauve et luzerne. Elle les choisit, même rares. En Espagne, son menu compte 81 plantes, surtout des graminées, des légumineuses, des composées et des joncs, et parfois des insectes, des crottes ou des charognes. En Roumanie, la sous-espèce ibera se nourrit à 96,5 % de végétaux, surtout de pissenlit, de ficaire, de lotier, de trèfle et de luzerne.
Tableau d’alimentation de la tortue grecque
Visez une ration plus riche en calcium qu’en phosphore : un rapport Ca/P supérieur à 1, idéalement 2.
| Aliment | Rapport Ca/P | Place dans la ration |
|---|---|---|
| Luzerne | 3,7 à 6,6 | Régulière, en mélange |
| Feuille de pissenlit | 3,0 | Base de la ration |
| Lamier blanc | 2,7 | Base de la ration |
| Endive, chicorée | 1,0 | D’appoint |
| Laitue, concombre | 0,9 à 1,1 | À éviter comme base |
| Pomme, poire, fraise | 0,5 à 0,8 | Exceptionnelle |
| Tomate, banane | 0,2 à 0,4 | À éviter |
Aliments à éviter
- Viande et pâtées pour chien ou chat, bien trop riches en protéines.
- Fruits : trop sucrés, ils sont à éviter selon le Royal Veterinary College, à limiter à une part infime de la ration selon le British Chelonia Group. Une bouchée exceptionnelle tout au plus.
- Laitue en plat unique, qui ne suffit pas, et plantes traitées aux pesticides.
Calcium, vitamines et eau
Laissez un os de seiche à disposition. Le calcium ne s’absorbe bien qu’avec la vitamine D3, que la tortue fabrique sous les UVB : le soleil direct en apporte bien plus qu’une lampe, 8 à 17 fois plus dans une étude menée en Italie sur la tortue d’Hermann, où le taux de vitamine D des tortues gardées sous lampe a baissé de plus de moitié en cinq semaines. Sortez-la au soleil dès que possible ; à l’intérieur, une lampe UVB reste indispensable. Si votre vétérinaire le juge utile, saupoudrez la ration d’un complément de calcium et de vitamines, au rythme qu’il vous indiquera : les sources ne s’accordent pas sur ce point, et l’excès de vitamine D est toxique pour les reptiles. Gardez de l’eau fraîche en permanence, dans une soucoupe lavée chaque jour.
Quel enclos pour une tortue grecque ?
La tortue grecque vit dans un grand enclos extérieur, sec et bien drainé, avec de quoi brouter, exposé plein sud et d’au moins 20 m² : de 20 m² pour 1 à 6 tortues selon le centre Emys à 10 m² par tortue selon le British Chelonia Group. Fermez-le d’une clôture pleine de 40 à 50 cm de haut, enterrée de 10 à 30 cm selon les sources. Une petite serre ou un abri la protège du froid et de la pluie.
Un sol sec avant tout
Originaire de régions sèches, elle supporte mal l’humidité : sous climat tempéré, les hivers humides l’affaiblissent et favorisent les maladies respiratoires, surtout chez les formes de Tunisie et de Libye, plus sensibles au froid humide que celles des Balkans. Drainez au moins la moitié de l’enclos (20 cm de tout-venant, des ardoises pour la chaleur), plantez des buissons côté nord et laissez pousser une prairie variée. Arrondissez les angles de la clôture : elle grimpe mieux qu’on ne le croit.
Terrarium et hiver au chaud
Elle ne peut pas vivre toute l’année en terrarium. Une table à tortues ouverte et ventilée sert aux juvéniles et aux tortues qui passent l’hiver éveillées : point chaud de 28 à 35 °C, ambiance de 20 à 30 °C le jour et de 18 à 22 °C la nuit, lampe UVB puissante (10 à 12 %) allumée 12 à 14 heures par jour : les valeurs varient selon les sources. Les formes d’Afrique du Nord ont besoin de cette installation intérieure chaque hiver, en plus de leur enclos.
Tortue grecque et tortue d’Hermann ensemble ? Non
Ne mélangez jamais les espèces, même proches. La tortue grecque résiste mieux que la tortue d’Hermann à l’herpèsvirus des tortues et peut le porter sans symptôme : dans un élevage italien touché, les deux tortues grecques infectées ont survécu, alors que les dix mâles d’Hermann infectés sont tous morts. Elle n’est pas épargnée pour autant : infectée expérimentalement, elle développe conjonctivite et plaques dans la bouche, et ses anticorps n’empêchent pas les rechutes. Une tortue infectée peut rejeter le virus par intermittence pendant au moins deux ans, surtout au sortir de l’hibernation. Un enclos par espèce s’impose, et toute nouvelle venue, même grecque, s’isole et se fait dépister chez le vétérinaire NAC avant de rejoindre les autres : dans cet élevage, un an d’isolement sans analyses n’avait pas suffi.
Faut-il faire hiberner une tortue grecque ?
Tout dépend de son origine : une tortue grecque de Turquie ou des Balkans (Testudo graeca ibera) en bonne santé hiberne chaque hiver vers 5 °C, alors que celles de Tunisie, de Libye et du sud de la Turquie n’hibernent généralement pas. Ces dernières passent l’hiver au chaud, sous UVB.
Pour les autres formes d’Afrique du Nord, les avis divergent : le Royal Veterinary College déconseille de les faire hiberner, le Tortoise Trust l’admet si la tortue est en parfaite santé. Dans le doute, faites examiner votre tortue par un vétérinaire NAC avant l’hiver.
Conduire l’hibernation pas à pas
- De juillet à septembre : bilan chez le vétérinaire NAC, avec examen de l’état corporel et analyse de selles. Une tortue maigre, malade ou soignée dans l’année n’hiberne pas.
- 2 à 4 semaines avant : arrêtez de la nourrir, en la gardant au chaud la première semaine pour qu’elle digère, puis baissez progressivement la température. Baignez-la dans l’eau tiède, un jour sur deux selon le Royal Veterinary College, deux fois par semaine selon le CHU vétérinaire de Nantes : elle vide son intestin, boit et s’endort la vessie pleine, sa réserve d’eau pour l’hiver. Installez-la au frais quand elle s’est refroidie vers 13 °C.
- Pendant l’hibernation : visez 5 °C stables (de 2 à 9 °C pour le Royal Veterinary College, de 5 à 10 °C pour le CHU vétérinaire de Nantes), dans une caisse protégée des rongeurs ou un réfrigérateur réservé à cet usage et aéré chaque jour, contrôlés au thermomètre minimum-maximum. Sous 3 °C, mettez-la vite à l’abri : le gel peut la rendre aveugle, voire la tuer. Au-dessus de 10 °C, elle s’active et épuise ses réserves.
- Durée : 2 à 3 mois pour un adulte, 3 mois au plus selon le Royal Veterinary College, jusqu’à 5 mois selon le centre Emys ; 4 à 6 semaines pour un jeune qui débute.
- Toutes les 1 à 2 semaines, au moins une fois par mois selon le CHU vétérinaire de Nantes : pesez-la avec précaution. Elle perd normalement 1 % de son poids par mois ; dès 8 % de perte, réveillez-la et consultez, sans attendre les 10 % retenus par le CHU vétérinaire de Nantes.
Si elle n’hiberne pas
Gardez-la active, avec chaleur et UVB comme le reste de l’année, baignez-la plus souvent et nourrissez-la peu mais régulièrement.
Sortie d’hibernation
Le réveil est la période la plus risquée de l’année : ses défenses immunitaires sont au plus bas et l’herpèsvirus, s’il est présent, se réactive alors le plus souvent. Laissez-la quelques heures à température ambiante, puis rendez-lui son point chaud et ses UVB : c’est le rythme du Royal Veterinary College, quand le CHU vétérinaire de Nantes étale ce réchauffement sur 2 à 3 semaines. Baignez-la dans l’eau tiède, vers 25 °C, 20 à 30 minutes, de 2 à 3 fois par semaine selon le CHU vétérinaire de Nantes à 2 fois par jour selon le Royal Veterinary College, jusqu’à ce qu’elle boive et urine. Si elle n’a ni mangé ni uriné une semaine après son réveil, ou au moindre écoulement du nez ou des yeux, consultez un vétérinaire NAC.
Comment se reproduit la tortue grecque ?
En Espagne, la tortue grecque pond d’avril à juin, 1 à 4 fois par an, 1 à 8 œufs par ponte (3,5 en moyenne). Les œufs éclosent en fin d’été, après 78 à 140 jours d’incubation naturelle selon les études, 95 en moyenne. En Bulgarie, elle fait 2 à 3 pontes par an de 3 à 7 œufs, qui éclosent après 2 à 3 mois. Le nouveau-né mesure le plus souvent 3,5 à 4 cm pour 10 à 15 g. Le sexe dépend de la température d’incubation : en élevage, on obtient surtout des mâles sous 28 °C et des femelles au-dessus de 30 °C.
Croissance des jeunes
Aucun poids de référence ne vaut à un an : la croissance dépend de la sous-espèce, de la chaleur et de la ration. Ne cherchez surtout pas à l’accélérer : chez les jeunes, une nourriture trop riche provoque une maladie osseuse et une carapace bosselée. Suivez plutôt les pesées avec votre vétérinaire.
Notez chaque naissance dans votre registre et faites identifier chaque petit par une puce, au plus tard avant toute cession. Les petits comptent dans le nombre de tortues détenues : au-delà de 6, il faut un certificat de capacité et une autorisation d’ouverture d’établissement. Voyez la déclaration, le marquage et le CIC de la tortue grecque, puis les démarches selon votre situation.
Comment savoir si une tortue grecque est malade ?
Consultez un vétérinaire spécialisé en NAC si votre tortue grecque ne mange plus, maigrit, a les yeux gonflés, le nez qui coule ou du mal à respirer. Ces infections, souvent dues à l’herpèsvirus des tortues, se transmettent par contact entre tortues : isolez-la sans attendre. Un bilan chaque année, avant l’hibernation, reste la meilleure prévention.
Elle ne mange plus
En automne, une baisse d’appétit annonce l’hibernation. Par temps frais, c’est aussi normal : elle ne s’active qu’à partir de 18 °C environ et reste immobile à 13 °C. Après l’hibernation, une semaine sans manger ni uriner impose une consultation.
Carapace molle ou bosselée
Une carapace molle signale le plus souvent un manque de calcium ou d’UVB. Chez le jeune, un virus, le picornavirus des tortues ou « virus X », peut aussi la ramollir et abîmer les reins, chez la grecque comme chez l’Hermann : seul un vétérinaire NAC peut en trouver la cause. Des écailles en pyramide, la « tortue Toblerone », se forment pendant la croissance : dans une enquête auprès de 1 075 détenteurs de tortues méditerranéennes et des steppes, elles étaient bien plus probables chez les tortues gardées en terrarium ou nourries l’été de moins de 80 % d’herbes et de plantes sauvages. Corrigez l’installation et l’alimentation avec votre vétérinaire dès les premiers signes.
Salmonelles : un risque pour l’homme
Comme tous les reptiles, la tortue grecque peut porter des salmonelles sans être malade. Elles se transmettent à l’homme : lavez-vous les mains au savon après chaque contact, et redoublez de précautions avec les enfants de moins de 5 ans, les personnes de 65 ans et plus et les personnes immunodéprimées. Santé publique France rappelle que la bactérie peut se transmettre sans contact direct, par l’enclos ou les vêtements, et que, dans son enquête, les tortues étaient les reptiles le plus souvent en cause chez les jeunes enfants malades.
Ce que dit la loi
Pour détenir une tortue grecque en France, il faut la déclarer en préfecture avant son arrivée, la faire identifier par une puce électronique et disposer d’un certificat intracommunautaire (CIC) pour toute cession.
Questions fréquentes
Quels légumes donner à une tortue grecque ?
En appoint seulement, quand les plantes sauvages manquent : endive, chicorée ou laitue romaine. La base de sa ration reste le pissenlit, le trèfle, le plantain ou la luzerne, avec du foin ; évitez la tomate et la laitue en plat unique.
Combien pèse une tortue grecque d’un an ?
Il n’existe pas de poids normal à un an : partie de 10 à 15 g environ à l’éclosion, elle grandit plus ou moins vite selon sa sous-espèce, la chaleur et sa ration. Dans une population sauvage d’Arménie, les jeunes pesaient en moyenne 49 g à un an et 98 g à deux ans. Une prise de poids très rapide n’est pas bon signe, car elle favorise les déformations de la carapace.
Comment savoir si ma tortue grecque doit hiberner ?
Tout dépend de son origine : une grecque de Turquie ou des Balkans (sous-espèce ibera) doit hiberner si elle est en bonne santé, une grecque du sud de la Turquie, de Tunisie ou de Libye reste au chaud tout l’hiver. Si vous ignorez son origine, faites-la examiner par un vétérinaire NAC avant l’automne.
Comment différencier une tortue grecque d’une tortue d’Hermann ?
Regardez près de la queue : la grecque porte sur chaque cuisse une petite pointe cornée, l’éperon, et rien au bout de la queue ; l’Hermann, l’inverse. Au-dessus de la queue, la grecque a une seule écaille, l’Hermann le plus souvent deux.
Tortue grecque et tortue d’Hermann peuvent-elles vivre ensemble ?
Non. La tortue grecque peut porter sans symptôme un herpèsvirus souvent mortel pour la tortue d’Hermann, et elle peut elle-même en tomber malade. Les vétérinaires déconseillent donc tout mélange.
Quelle est l’espérance de vie d’une tortue grecque ?
Entre 40 et 100 ans selon les soins, et parfois plus : les records rapportés en captivité atteignent 127 à 148 ans, et des tortues de plus de 55 ans ont été observées dans la nature. Elle survit donc souvent à son propriétaire.
Tortue grecque et tortue mauresque, est-ce la même espèce ?
Oui, ce sont deux noms de Testudo graeca. L’espèce regroupe 11 sous-espèces reconnues, de l’Afrique du Nord et de l’Espagne aux Balkans, au Proche-Orient et à l’Iran, dont la taille et les besoins en hiver diffèrent.
Peut-on garder une tortue grecque en terrarium ?
Pas toute l’année : elle a besoin d’un grand enclos extérieur sec. Un bac ouvert, chauffé et éclairé aux UVB, ne convient qu’à un juvénile ou à une tortue qui passe l’hiver éveillée.
Sources
Vérifié le 11 octobre 2026. Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un vétérinaire spécialisé dans les nouveaux animaux de compagnie (NAC) :
- Escoriza, Díaz-Paniagua, Andreu et Ben Hassine (2022) : Testudo graeca, Western Subspecies Clade, monographie du groupe de spécialistes des tortues de l’UICN, Chelonian Research Monographs 5
- Türkozan, Javanbakht, Mazanaeva, Meiri, Kornilev et al. (2023) : Testudo graeca, Eastern Subspecies Clades, monographie du groupe de spécialistes des tortues de l’UICN, Chelonian Research Monographs 5
- Turtle Taxonomy Working Group (UICN) (2025) : Turtles of the World, Annotated Checklist and Atlas, 10e édition, Chelonian Research Monographs 10
- Origgi, Romero, Bloom, Klein, Gaskin et al. (2004) : Experimental transmission of a herpesvirus in Greek tortoises (Testudo graeca), Veterinary Pathology
- Marenzoni, Santoni, Felici, Maresca, Stefanetti et al. (2018) : Clinical, virological and epidemiological characterization of an outbreak of Testudinid herpesvirus 3 in a chelonian captive breeding facility, PLoS ONE
- Paries, Funcke, Kershaw, Failing et Lierz (2019) : The role of virus “X” (tortoise picornavirus) in kidney disease and shell weakness syndrome in European tortoise species determined by experimental infection, PLoS ONE
- Bauer, Reese et Koelle (2019) : Nutrition and husbandry conditions of Palearctic tortoises (Testudo spp.) in captivity, Journal of Applied Animal Welfare Science
- Selleri et Di Girolamo (2012) : Plasma 25-hydroxyvitamin D3 concentrations in Hermann’s tortoises (Testudo hermanni) exposed to natural sunlight and two artificial ultraviolet radiation sources, American Journal of Veterinary Research
- Tortoise Trust : fiche d’entretien Testudo graeca graeca
- École nationale vétérinaire de Toulouse : thèse « Alimentation des tortues terrestres herbivores » (N. Morin, 2015)
- Royal Veterinary College, service des animaux exotiques : Tortoise hibernation (2024)
- Oniris, CHU vétérinaire de Nantes : l’hibernation de la tortue terrestre de compagnie
- Centre Emys, centre de protection et de récupération des tortues : maintenance des tortues terrestres
- British Chelonia Group : caresheet for Mediterranean tortoises
- Santé publique France : salmonelloses chez de jeunes enfants et exposition aux reptiles domestiques (BEH, 2014)
- Royal Veterinary College, service des animaux exotiques : Mediterranean tortoise care (2024)